Paris attend toujours l'autorisation de Washington au sujet de la vente des avions Airbus à Damas. Paris déclare : "Il ne faut pas imputer à la Syrie la responsabilité de l'arrêt des pourparlers de paix avec Israël" (Al-Watan du 21 mai)
"Les opinions ici mentionnées, reprises de la presse syrienne, n'engagent que leurs auteurs et non pas le groupe sénatorial France-Syrie, ni le Sénat."
Des sources françaises officielles ont analysé la décision de l'Administration OBAMA de prolonger les sanctions imposées à la Syrie en indiquant que Washington était en train de réviser sa stratégie dans la région voyant le verre à moitié vide alors que Paris insiste sur les points positifs de l'attitude de Damas.
Ces sources officielles françaises ont déclaré : "Nous sommes en tête de ceux qui ont appelé à la reprise du dialogue avec Damas. Notre pari est réussi jusqu'à présent alors que les Américains ont une approche progressive du dialogue." Elles ont ajouté : "Paris estime que la Syrie a adopté une attitude positive et qu'elle a beaucoup évolué en ce qui concerne l'Irak et le Liban. Quant aux pourparlers indirects entre la Syrie et Israël [qui étaient menés] par l’intermédiaire de la Turquie, il ne faut pas imputer à Damas la responsabilité de leur arrêt après l'arrivée du gouvernement NETANYAHOU au pouvoir." En regard de cette attitude positive, ces sources ont rappelé des points négatifs, plus particulièrement les relations de Syrie avec le Hezbollah et le Hamas. Ces sources estiment que l'Administration OBAMA ne juge pas les "points positifs suffisants" en ce qui concerne la position de la Syrie à l'égard de l'Irak alors que Paris les évalue de manière contraire. [Les mêmes sources] ajoutent : "c'est ce que les autorités irakiennes confirment, y compris le Premier ministre Nouri AL-MALIKI qui s'est rendu récemment à Paris où il a été reçu par le président SARKOZY." Paris regarde d'un bon œil la visite du Premier ministre Mohammad Naji OTRI à Bagdad et la reprise des relations entre l'Irak et la Syrie. Les sources officielles classent cette visite parmi les points à l’actif de la Syrie. Dans tous les cas, ces sources de haut niveau estiment que les Américains ont décidé de s'ouvrir sur Damas et ont commencé à mettre en œuvre la politique de la "main tendue". Elles ont rappelé les deux visites effectuées par M. FELTMAN à Damas ainsi que la visite prochaine de George MITCHELL. Ces sources estiment que l'ouverture prendra un certain temps. […]
Ces sources officielles ont évoqué le dossier de la vente des avions Airbus et des pièces de rechange à Damas. Elles ont indiqué qu'il fallait obtenir l'autorisation des Américains en ce qui concerne les pièces de rechange pour les Airbus. Puisqu'ils ont renouvelé les sanctions contre la Syrie, la France est obligée de poursuivre ses pourparlers avec les Américains à ce sujet dans la mesure où les sanctions américaines interdisent toute vente de pièces de rechange ou d'avions Airbus à la Syrie car ces avions comportent des composantes américaines.